L’organisation officielle de défense des consommateurs de l’Union européenne appelle à l’interdiction et à la réglementation des microtransactions

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Il semble que les organismes européens de protection des consommateurs aient finalement pris note de l’un des plus gros rackets du secteur des jeux : les microtransactions. nouveau rapport Le BEUC, l’organisation européenne des consommateurs, décrit en détail la nature problématique des microtransactions et plus particulièrement des devises du jeu.

Le Bureau Européen des Unions de Consommateurs (BEUC) est une organisation officiellement soutenue par l’Union européenne qui représente 44 organisations de consommateurs indépendantes pour « défendre les intérêts des consommateurs européens ».

« Aujourd’hui, les monnaies premium des jeux trompent délibérément les consommateurs et ont un impact important sur les enfants », a déclaré Agustin Reyna, directeur général du BEUC, dans un communiqué de presse sur le rapport. « Les entreprises sont bien conscientes de la vulnérabilité des enfants et utilisent des astuces pour inciter les jeunes consommateurs à dépenser davantage. »

Le rapport complet traite de la disponibilité facile des microtransactions pour les publics vulnérables, en particulier les enfants, à qui ces achats sont annoncés dans les applications et/ou les jeux, notamment ceux de Le choc des clans et Clash Royale jeux, FIFA 23et même TikTok, qui permet aux utilisateurs d’acheter des pièces pour des « objets » à donner aux créateurs pendant les diffusions en direct.

La proposition la plus importante est une interdiction totale de telles pratiques, mais il existe une liste d’autres recommandations qui tiennent lieu d’interdiction. Il s’agit notamment d’interdire la vente de ces jeux aux enfants, de faire preuve de transparence sur l’équivalence des devises, de mener des études comportementales, d’autoriser des montants d’achat personnalisés en devises et de prendre des mesures pour obliger les développeurs et les éditeurs à faire preuve de transparence sur les achats.

Le rapport se penche ensuite sur les pratiques prédatrices qui font partie du système de microtransactions, généralement plus répandues dans les jeux mobiles et autres. L’idée est que les microtransactions sous forme de monnaies virtuelles occultent les coûts élevés et la valeur réelle des achats dans le jeu. Par exemple, la psychologie de l’utilisation de la monnaie numérique au lieu de la monnaie réelle est expliquée, créant un certain degré de séparation entre le consommateur et ses habitudes de dépenses réelles (évitant un phénomène appelé « aversion au paiement »). De plus, la monnaie gagnée grâce au jeu est souvent confondue avec la monnaie premium, et les conditions générales de ces jeux privent les consommateurs de leurs droits.

Les jeux et les applications logicielles sont devenus à la fois un point névralgique dans le champ de bataille de l’exploitation des consommateurs et l’un des secteurs les plus difficiles à réguler en raison de leur nature diverse et évolutive. Ce rapport conclut en partie en proposant de donner la priorité à ces secteurs dans la réglementation, notamment en faisant intervenir d’autres « autorités nationales » et en développant une « coopération intersectorielle en matière d’application de la loi pour s’attaquer aux pratiques problématiques », notamment en ce qui concerne les lois et les responsables de la protection des données.

Par le passé, certains pays ont pris des mesures radicales contre les loot boxes, la pratique la plus décriée de l’industrie. Aux Pays-Bas, certains jeux avec des loot boxes devaient indiquer quel objet se trouverait dans la prochaine boîte que le joueur « lancerait ». Cependant, un tribunal a décidé de ne pas autoriser les jeux avec des loot boxes. renversé cette pratique en 2022. L’année dernière, un journaliste confirmé Officiellement, les responsables du gouvernement néerlandais cherchaient des moyens de mettre en œuvre une interdiction totale de cette pratique, bien que cela n’ait pas encore abouti, tandis que la Belgique l’a officiellement fait.

Alors que les loot boxes sont plus immédiatement évidentes comme une pratique prédatrice pour les consommateurs et les experts du secteur, le passage aux microtransactions marque une autre tentative de rendre les jeux plus sûrs pour les publics vulnérables.

Le rapport complet est disponible gratuitement sur le site Site officiel du BEUC.